Blonde Redhead. Elysée Montmartre. 6 juin 2007
Blonde Redhead n’est pas le genre de groupe à vous faire taper dans vos mains ou sortir vos briquets, car Blonde Redhead est un groupe résolument rock. A prendre brut, ou à laisser.
Attitude frontale, sans artifice, il y a le groupe sur scène et le public, dans la salle ; pour un moment rare d’intimité, de synergie, loin des groupes trop blasé où l’on joue, non pas avec, mais les uns à côté des autres. Non, ici la guitare répond à la batterie, le chant à la guitare. Les forces se font face, s’affrontent, se mêlent. Ici, la musique est charnelle, la voix, les voix. Le chant de Kazu résonne comme un appel, plaintif et plein de sensualité. Avec ce quelque chose d’impalpable, d’inquiétant. De tristesse enfantine presque. Gainsbourg aurait sans doute aimé. La classe naturelle, la présence, la chaleur sexuelle dégagée…
Sur scène, le trio joue un rock tantôt vaporeux, tantôt incisif et cinglant. On savoure la démonstration. On admire la maîtrise et l’homogénéité.
Un groupe rare, oui, sans fioriture, sans artifice. Sans concession !