Andrew Bird. Le 4 juin 2007.
La Cigale comble, bientôt comblée…
L’oiseau Bird et son groupe se posent.
Le chanteur se déchausse, siffle quelques notes qui s’envolent aussitôt.
L’univers est posé : pieds nus, pour le contact, et sifflements, pour l’insaisissable. L’insaisissable comme le fil de Camille…En suspension.
Andrew Bird joue du violon comme de la guitare. De l’un à l’autre. De l’un comme l’autre opposant ou alliant lyrisme et âpreté. On pourrait y voir du John Lennon, dans l’art de la mélodie, du Jeff Buckley, dans le chanteur habité jusque dans ces silences et évidement du Tiersen pour son rapport décomplexé à l’instrument.
On y a surtout vu un être libre, partager son plaisir d’être ici.
On y a surtout entendu un artiste libre, de passer d’une folk élégante et mélancolique à de la pop plus sucrées en passant par de grands moments « confusion » sonore quasi electro.
Et, Andrew Bird, c’est aussi et avant tout une voix, une âme qui l’habite et qui s’y met à nue. Un chant chargé du silence qui l’entoure.
Le concert s’achève. L’écho s’éteint sous les applaudissements. Captivé, le public quitte les hauts plafonds de la Cigale pour se dissoudre dans la rue.
La nuit est tombée, des oiseaux chantent encore.