FROG EYES - La Flèche d'Or/Paris - 6/11/2007
Rarement, on peut parier, la poignée de connaisseurs présents à la flèche d’or ce soir, n’aura vu se dégager sur scène une telle quantité d’énergie en si peu de temps.
De l’énergie comme celle du désespoir… Car chaque morceau de Frog Eyes est en soi une tragédie. Un petit chaos de quelques minutes. Fait de sentiments. De frénésie. D’urgence ! Comme s’il était question de vie ou de mort à chaque instant.
Habité, presque possédé, les yeux fermés et le corps sous tension, Carey Mercer, loin des allures de crooner mystérieux, interprète chaque morceau comme s’il fallait tout y mettre. Une dernière fois.
Les mots sont criés, hurlés ou gémis, portés par cette voix qui, poussée à l’extrême, se déchire sous nos yeux. Cette voix qui bouleverse, qui semble se battre, se débattre, qu’on croit s’éteindre comme à la fin d’une agonie mais qui, avec rage, ressuscite. Une dernière fois. Avant l’accalmie pour de bon. Le long silence jusqu’au prochain concert de Frog Eyes…
www.myspace.com/frogeyes