LES NOUVEAUX PIONNIERS

Publié le par tangi

En regardant la pochette et cette joyeuse bande sautant, débraillée, dos au soleil couchant, on pense d’abord à un énième groupe, néo babo type MGMT. On se dit chic encore un disque youpi!, plein d’amour et de bonnes espérances, de messages de paix.

Mais, en la regardant de plus près, la pochette, quelque chose ne colle pas. Le nom: Edward Sharpe & The Magnetic Zeros, un nom à rallonge, rétro, psyché, décalé. Et la typo : Lettrage far west… Des babos déguisés en pionniers ? De quoi exciter la curiosité et pousser les portes du saloon. On verra bien.

A l’intérieur. Ambiance Sailor et Lula, vestes à paillettes et Santiags en croco. Reverb sur les micros, son Lo Fi, mais où sont les babos ?

Si l’esprit communautaire est là, l’art de la messe, c’est surtout  l’âme profondément américaine, traditionnelle, qui habite l’album du début à la fin.  De Dylan à Simon and Garfunkel, de The National à Bowie en remontant au Nord chez les frères Montréalais sans complexe, on traverse l’album comme les grands espaces. De Los Angeles cheveux au vent, au Texas plus country, en passant par New York underground, on pense à Lynch, Wenders, Tarantino, à l’écho de cet american dream étrange et revisité, peuplé de freaks musiciens. Mais plein d'optimisme, d'enthousiasme cette fois ci. En quelque sorte le retour des sixties, Obama post Kennedy...  

 http://www.myspace.com/edwardsharpe


Ci dessous, un extrait de concert sous des allures de psyché -thérapie.

Publicité

Publié dans Musiques

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article