FLOWER POWER

Publié le par tangi

Montre moi ta pochette je te dirai ce que tu fais dis le proverbe...

S'agissant du dernier album de Gui Boratto: Take my breath away (rien à voir avec l'inoubliable slow de Top Gun), en une photo, effectivement tout est dit. Il n'y a qu'à regarder ces enfants en tunique orange style babo guatanamo, masque à gaz sur le visage, posant sur une prairie de pâquerettes de synthèse. Effectivement tout est dit car la musique du brésilien résulte de cet alliage de féerie, de douceur, de beaux et bons sentiments mais le tout, électrifié, comme parcouru de spasmes, grinçants, de remontées acides.

Si ce nouvel album de Gui Boratto ne révolutionne ni la musique, ni sa musique, il recèle cependant de quelques beaux morceaux: tubes du petit matin dont il applique la secrète recette avec toujours autant féerie (Azzurra), ou au contraire, longues avancées minimales triturées (Les enfants) ou encore plus légères: quelques pop songs où guitare et voix s'associent à la machine pour des condensés d'humanisme et d'émotions (No turning Back).

De cette alternance nait ce voyage labyrinthique qu'est Take my breath away. Un parcours tranquille à travers la musique hybride de l'artiste, à travers cet univers, lumineux et inquiet, déshumanisé et humanisé à la fois. Mais duquel émane toujours une sensation de paix, de calme. Quand l'homme reprend ses droits sur la machine....


Gui Boratto sera présent au festival Astropolis, le 07 aout à Brest.

http://www.myspace.com/guiboratto

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Publié dans Musiques

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