EMILY JANE WHITE/ LA MAROQUINERIE / 17/10/08

Un concert. Une poignée de chansons. Pour un moment de grâce, plongé dans l'intimité de la Maroquinerie – si précieuse pour son cadre et sa programmation – .
Le public s'est déplacé pour venir écouter Swell et Emily Jane White. Swell, mythique pour certains, est absent, remplacé par Son Lux, un groupe New Yorkais. Cuivres guitares batterie résonnent. On apprécie les envolées, la puissance de la formation qui bien qu'un peu trop scolaire justifie sa place sur la scène indie rock, inclassable, de qualité.
Sans rappel le groupe quitte la scène éclairée pour une courte pause. Le temps pour chacun de se retirer au milieu de tous car la musique D'emily Jane White en est l'invitation. Discrètement la jeune femme, cachée sous sa frange, s'installe. Avec elle un trio de cordes. Suivent cette poignée de chansons, offertes sonnant déjà comme des classiques d'un genre. Il est question de Folk, dans sa plus simple équation: l'Homme, sa guitare et ses mots. Sans artifice, l'artiste se livre à travers ses chansons qui comme des pépites parfaitement taillés s'enchainent. Nudité et dépouillement...chez la nouvelle venue dans la cour des grands qui à 26 ans et quelques chansons à peine, impressionne par sa voix. Une voix d'une rare beauté. Âpre et douce à la fois. Une voix pure qui impose le silence que la chanteuse semble découvrir, amusée. Le public français est si sage; c'est vrai... Mais comment oser troubler ces refrains qui au delà des mots s'envolent, légers et fragiles, ou à ces refrains qui au contraire, posent leur vérité, simplement, dans tous les esprits.
Les sourires sont là, les pensées aussi, au loin, sauvages pour quelques instants.
http://www.myspace.com/emilyjanewhite
