LUNAR PARK - BRET EASTON ELLIS

Publié le par tangi

terby.jpgIl faut lire ce livre jusqu’au bout parce qu’il est une expérience et que comme toute expérience elle détermine des limites. Pour Lunar Park, il s’agit de notre entendement.

Il faut lire ce livre jusqu’à la dernière page car l’auteur, à travers et à l’image du récit, attend les derniers instants pour se livrer, réel et palpable. Enfin ! Et c’est un soulagement.

Il faut lire ce livre jusqu’au dernier mot car derrière cette nudité, cette cruauté (des choses crues), une grande beauté réside. Une poésie. A l’image de ces cendres se nourrissant des souvenirs d’une vie traversée. A l’image de cette poussière que nous sommes tous. Poussières de vies, de joies, de regrets. Nos faiblesses… Quelle réussite, quel goût trouver quand on a déjà tout réussi ? Et n’est-on pas passé à côté de l’essentiel. Sa vie. Sa famille ? Car derrière la façade Bret Easton Ellis, l’auteur détaché, presque absent, derrière l’humour vorace et le cynisme désabusé,  il y a l’homme et ses fantômes. Il y a ce Lunar Park. Ce paysage de désolation.

Lunar Park n’est pas de ces livres que l’on prend à/pour soi, non, il est trop codé, trop intime, trop habité par son auteur. Il n’y a que ce récit halluciné, drôle et terrifiant à la fois. Totalement paranoïaque ! Comme un long cauchemar qu’on ne saura que parcourir sans vraiment pénétrer. Comme un noeud trop difficile à défaire. Et le faut-il vraiment ?

 

 

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Publié dans livres

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